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Avis et communiqués

Coupures budgétaires et abolition des élections scolaires : désaveu des commissions scolaires

Sainte-Agathe-des-Monts, le 25 juin 2015 – Le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Laurentides a procédé à l’étude des règles budgétaires applicables aux commissions scolaires et a élaboré le budget de l’exercice financier 2015-2016. Encore une fois cet exercice a été fastidieux car la CSL a dû composer avec les nombreuses coupures budgétaires imposées par le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Au cours des six dernières années les mesures de compression qui ont affecté la CSL totalisent 9 M$. Il s’avère particulièrement difficile cette année d’amputer à priori le budget d’une somme de 532 000 $ pour contribuer à l’effort général exigé de toutes les organisations. Nous devons également réduire de 522 000 $ les dépenses liées à l’emploi pour satisfaire aux exigences de la Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs. Notre pouvoir d’achat est aussi diminué de 260 000 $ car les dépenses de fonctionnement ne seront pas indexées. La CSL ne dispose plus d’au moins 640 000 $ pour effectuer des travaux d’entretien structural à son parc immobilier. Plus importante encore : la réduction de 30 % appliquée sans distinction à l’ensemble des mesures d’appui à la réussite. Cette règle budgétaire est extrêmement contraignante car le ministère exige que soit dépensé 100 % de l’allocation de cinq de ces mesures mais n’en finance que 30 % en plus d’imposer une reddition de comptes ciblée à leur égard. Nous sommes pour ainsi dire dépouillés de toute marge de manœuvre pour déterminer comment atteindre cette cible de réduction de 600 000 $. En raison du nouveau modèle de financement des services de garde nous devrons combler le manque à gagner par une augmentation des tarifs. 

Dans ces circonstances la Commission scolaire ne peut que dénoncer les paramètres budgétaires ministériels et s’inquiéter de leurs effets sur les services directs et indirects à l’élève. Il est ardu et déchirant de sabrer pour plus de 1,8 M$ alors que 75 % de notre budget de 101 M$ est affecté à la rémunération et que seulement 4,5 % de nos revenus sont consacrés aux dépenses administratives. On ne peut non plus ignorer que malgré des ressources moindres le ministère et le Conseil du trésor multiplient les exigences en matière de reddition de compte. La présidente de la CSL madame Gisèle Godreau, estime que ce faisant le gouvernement désavoue les commissions scolaires.

Elle s’insurge de plus contre le projet d’abolir les élections scolaires car il fait échec à la démocratie locale. En s’attaquant ainsi aux commissions scolaires le gouvernement entretient une vision technocrate du principal moteur de notre société : l’Éducation. La présidente Gisèle Godreau rappelle que les élus scolaires offrent une gouvernance de proximité qui favorise la participation citoyenne dans les décisions qui concernent les élèves, leurs parents, leurs communautés et les employeurs de la région. Selon le nouveau modèle de gouvernance scolaire envisagé par le gouvernement les instances scolaires seraient dirigées par des administrateurs nommés plutôt que par des élus. On doit se demander si au sein d’une telle structure les décisions seront prises dans l’intérêt supérieur de tous les élèves ou si seront défendus des intérêts particuliers. Des non-élus n’auraient pas à rendre compte à la population de leur gestion. L’abolition des élus scolaires est la fin de la recherche de solutions locales en éducation publique. C’est la disparition des régions. Fini les chances égales pour tous de recevoir une éducation de qualité au Québec. Par ailleurs, dans un modèle de gouvernance décentralisé les directions d’établissement seront distraites de leurs préoccupations pédagogiques. Il est étonnant voire, inquiétant, que le gouvernement entende rejeter les gouvernements locaux que forment les commissions scolaires alors que partout au Canada elles sont un jalon important et que le modèle d’éducation québécois figure parmi les neuf meilleurs systèmes publics d’éducation au monde. Pourtant, un sondage récent a révélé que 59 % des parents étaient en faveur du maintien des élus scolaires et se disaient  favorables à la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées. Or, le ministre François Blais a déjà rejeté cette solution  après ne pas avoir non plus soutenu les candidats à la dernière élection scolaire. Il nous a donc privés des moyens pour se doter d’une démocratie participative. La présidente est d’avis que la combinaison actuelle des commissaires et des parents au sein des conseils des commissaires se révèle la plus adéquate sans quoi les décisions concernant la réussite scolaire des enfants seront prises au Complexe G plutôt que dans leur village, leur ville. La présidente Gisèle Godreau a déclaré que les élus scolaires veulent construire au lieu d’abolir et qu’ils souhaitent s’engager dans un dialogue transparent avec le gouvernement. Ils sont prêts à débattre publiquement avec leurs partenaires, les parents, le personnel du réseau scolaire et toute la population pour l’avenir de tous les élèves qui méritent de s’épanouir dans un système d’éducation démocratique.


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Source :
Gisèle Godreau
Présidente
Commission scolaire des Laurentides
godreaug@cslaurentides.qc.ca

 


 


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